Le sculpteur
Toi qui oeuvre dans le silence
D'une main de créateur pourtant fragile
Tu vois doucement se former l'essence
Dans ce havre reculé et tranquille
Douce main forgeant une destinée
Qui sous les astres condamnés à l'immobilité
Pleure sous le ciseau de l'artiste
Des larmes de bois d'une profonde réalité
Créateur d'un monde imaginaire
Celui d'un intérieur étrangement haustère
Pousse sa conscience au delà des limites
Que l'humain craint et pourtant imite.
Extrait de "La main du démiurge", 2002